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Sortir de la victimisation

La victimisation consiste à transformer quelqu’un en victime. Appliqué à soi-même, il s’agit de se percevoir comme une victime. On parle alors d’auto-victimisation. Comme nous le verront dans cet article, l’image que nous avons de nous même conditionne notre réactivité face aux évènements de la vie. Et se considérer comme une victime sonne donc comme une condamnation : je n’ai aucune responsabilité dans ce qui m’arrive, je suis accablé par les attitudes d’autrui, je n’ai pas la force de changer. Nous allons voir pourquoi cette façon d’agir est inéfficace et contre productive.

S’auto-victimiser ou comment couver ses futurs échecs

Refuser la victimisation ne revient pas à nier l’évidence : il existe des situations violentes, physiques et psychiques, et nous sommes parfois en proie aux mauvais comportement de nos supérieurs hiérarchiques, de notre famille, compagnon ou collègues. Pour sortir de la victimation, il est nocif de nier les moments où l’on a été une victime (et le reconnaître est en soi une preuve de courage et de lucidité). Mais pour ne pas se condamner à l’échec permanent, il est essentiel de trouver à quel moment vous souhaitez sortir de cette situation de victime.

Les agresseurs reconnaissent très rarement leurs tords et il est préférable de compter sur soi-même et sur des amis de confiance pour sortir de cette problématique. Autrement dit, vous obtiendrez difficilement la reconnaissance de votre souffrance par celui qui vous l’a infligée… donc sortez de ce jeu pervers, prenez du recul et laissez votre bourreau avec ses problèmes : vous valez bien mieux que ça.

Comprendre le processus naturel de victimisation… pour mieux s’en afranchir

Après la phase de reconnaissance, il y a la phase de reconstruction : qui suis-je lorsque je ne suis pas une victime. Certaines personnes sont des victimes depuis leur enfance… il est très difficile pour elles de savoir qui elles pourraient être sans cette façon de penser.

Et pourtant, pour supporter les humiliations, pour encaisser à ce point et supporter la souffrance morale si longtemps, il faut un sacré courage… La reconstruction va commencer par là : identifier toutes vos qualités et les mettre en tête de gondole (pour mieux les faire connaître).

Les autres me retiennent dans mon identité de victime

J’entends souvent cet argument. Il contient une part de vérité mais n’avez vous pas remarqué que cette phrase est typiquement victimisante : c’est la faute des autres si je ne parviens pas à changer

A moins que ces fameux autres, vos proches, vos collègues, aient un intérêt direct dans votre soumission (auquel cas, fuyez cette relation toxique), il est fort probable que votre entourage n’ai aucun intérêt à écouter vos plaintes et à vous voir triste et déprimé. Dites-vous que si vous étiez plus heureux ils seraient certainement très contents pour vous et se réchaufferaient à votre joie de vivre… Donner de la joie de vivre plutôt que de prendre de la compassion, ça ne vous tente pas ?

Tout le monde est généreux et aime donner. Tout le monde aime être apprécié pour ce qu’il a de meilleur en lui. Ne dit on pas qu’il vaut mieux faire envie que pitié ?

Mais alors, comment sortir de la victimisation ?

Pour commencer, fixez-vous des objectifs simples et faciles à atteindre : apprendre une chanson, faire quelque chose que vous n’osez jamais faire et qui vous ferait du bien. Choisissez quelque chose qui vous fait vous sentir à votre place, élégant, aimé, classe… Il peut s’agir de s’offrir un bon restau avec quelqu’un que vous appréciez ou d’aller voir un bon film… faites ce que vous feriez avec quelqu’un de proche, faites comme-ci vous étiez l’homme ou la femme de votre vie, que vous étiez très amoureux de vous et que vous vouliez vous faire plaisir…

S’offrir le meilleur… c’est déjà postitif : vous le méritez. Et vous verrez qu’au bout de quelques jours de ce traitement, vous vous sentirez beaucoup plus important et valable.

Vous allez doucement remplacer les petites phrases négatives qui tournent dans votre tête par des phrases positives ou humoristiques. L’humour, la dérision et les pensées absurdes ont cette puissance incroyable de brouiller la fonctionnement normal de votre cerveau et de briser vos ruminations habituelles.

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