la timidité n'existe pas

La timidité n’existe pas !

Manque de confiance en soi, trait de personnalité, introversion : quand on lit ou écoute les experts de la psychologie depuis 50 ans, la timidité semble accabler la personne qui en est atteint comme une maladie incurable. Explorons d’un peu plus près les différents aspects de ce trouble : aspect social, thérapies possibles, bénéfices secondaires, etc.

 

La timidité n’est pas une maladie

 

Votre peur de parler aux gens, de prendre la parole en public, du jugement, de mettre en avant vos qualités vous paralyse et handicape votre vie quotidienne ? Vous savez intimement que vous êtes timide, un grand timide ou un timide maladif, et vous aimeriez ardemment changer ? La maladie n’est pas une maladie, pourtant, elle peut être guérie. Si vous êtes habitué à boire de l’alcool ou à favoriser les substances qui boostent la confiance en soi, vous aimeriez peut-être qu’on vous dise qu’il existe des médicaments pour vaincre la timidité. Il n’en est rien. En revanche, dans ces états modifiés, vous avez pu observer ce que serait votre vie si vous n’étiez pas timide, vous avez même pu le vivre et c’était bien votre corps et votre esprit qui étaient aux commandes. Alors comment le reproduire à jeun ?

Pour dépasser sa timidité et ne plus se laisser contrôler par ses peurs, il faut d’abord la prendre au sérieux. Penser la timidité comme une maladie peut donc aider certains à vouloir se soigner. Pourquoi pas ? Sachez cependant que votre timidité est en réalité une alliée à qui il faut simplement donner la juste place (pas trop de pouvoir) dans votre personnalité. Qui seriez-vous si vous n’étiez pas timide ?

La définition de la timidité est la suivante : manque d’audace et de vigueur dans l’action ou la pensée, manque d’aisance et d’assurance en société. La timidité est donc clairement définie comme un manque, pas comme une maladie. Reste donc à savoir comment générer de l’audace, de la vigueur, de l’aisance ou de l’assurance.

 

La confiance en soi : une dynamique de groupe

 

Nos proches ne sont pas toujours les premiers à nous aider à vaincre la timidité ! Dire à quelqu’un qui souffre de timidité qu’il manque simplement de confiance en lui ou elle, est-ce que ça peut vraiment l’aider ? Dire de son enfant qu’il est timide, comme un reproche avec une pointe de déception, peut-il vraiment l’aider ? Comment éviter d’enfermer un proche dans la timidité ? Ou plutôt comment l’aider à sortir de la timidité ? Faites-lui déjà lire cet article, il a été écrit par une ancienne timide !

D’abord, on peut se demander comment on devient timide. On ne nait pas timide, même si l’hypersensibilité du système nerveux est présent dès la naissance et augmente les risques de devenir timide. La timidité est un concept, avec une définition et un cadre précis. Une fois que des personnes non expertes comme des parents ou des professeurs ont posé le diagnostic sur votre tête, difficile d’y échapper.

Et nous, timides, à quoi nous sert cette étiquette ? C’est d’abord un moyen d’évitement de situations stressantes : « je suis timide, donc je ne ferais pas telle ou telle chose », « mon enfant est timide donc laissez-le tranquille dans son coin ». C’est également une excuse facile : il suffit d’un seul mot pour avoir la paix, « je suis timide ». C’est également une condamnation : « vous n’obtiendrez rien de cette personne : elle est timide ».

La timidité est une construction sociale, un mot un peu trop simple pour définir une quantité de comportements très divers et parfois contradictoires. Les concepts psychologiques binaires en vogue au siècle passé n’ont pas été sans conséquence : êtes-vous extraverti ou introverti. Pourtant, la timidité est bien plus complexe. Elle est même parfois plus utile à son entourage qu’à soi-même.

 

Faire le tri dans ses relations toxiques

 

Vous avez peut-être déjà remarqué : certaines personnes vous mettent mal à l’aise ? Il y a toujours des raisons à l’antipathie : sachez décoder vos propres impressions. Comment ? En acceptant vos ressentis. Le malaise peut venir de processus internes comme du comportement de votre entourage : vous n’êtes pas en adéquation. Certains anciens timides en témoignent.

Charles, 32 ans, était un timide maladif : « Le jour où j’ai pris conscience que mes collègues passaient leur temps à se moquer de ma timidité, j’ai d’abord songé à quitter mon poste. J’avais le désir de changer et l’impression très nette que c’était enfin possible. Pourtant, je voyais nettement que mon entourage était réticent à me laisser changer, après tout, avoir un bouc émissaire un peu pitoyable, ça aide à se sentir bien dans sa peau. J’ai eu quelques mois très difficiles avant de me rendre compte que je n’étais pas employé à mon plein potentiel. J’ai refait mon CV et j’ai obtenu un meilleur poste dans une entreprise beaucoup plus sympa. Le fait de me sentir à ma place et utile à mes collègues ont été déterminants dans l’amélioration de ma timidité. »

Comme en témoigne Charles, la timidité n’est pas seulement un processus interne et certaines personnes de l’entourage sont actives dans la création ou le maintien d’un état d’introversion. Certains timides repentis ont compris que leur inhibition permettait par exemple à leurs frères et sœurs de ne pas se sentir inférieurs alors qu’eux-mêmes étaient surdoués. Dans certaines familles, la priorité est de rester dans la norme, à tout prix.

 

Trouver ses propres clés pour vaincre la timidité

 

On pourra vous donner tous les conseils pour vaincre la timidité, tant que vous n’aurez pas atteint votre propre déclic, rien ne changera. Il est difficile de changer de représentations. Le temps et l’habitude permettent parfois de se sentir en sécurité dans l’inconfort.

Que faut-il pour vouloir changer ? Si l’inconfort de la timidité prend le dessus, vous êtes sur le bon chemin. Pour certaines personnes, l’échec (amoureux ou professionnel) est souvent un déclic important. Pour désirer un changement, il faut des désirs et des convictions profondes. Se mettre « en danger » permet d’augmenter le besoin d’adaptation et donc de changement. Si vaincre la timidité était un grand escalier : quelle serait votre première marche ?

 

Pourquoi l’hypnose et la PNL sont vraiment efficaces pour vaincre la timidité ?

 

Le titre de ce paragraphe est racoleur, comme le sont souvent les articles que vous pourrez trouver sur le sujet. Pourtant, certaines thérapies permettent d’obtenir des résultats rapides sur la timidité. La programmation neuro-linguistique et l’hypnose moderne sont orientées sur le changement, elles ne cherchent pas en priorité à comprendre les causes, ce qui ne veut pas dire qu’elles ne les prennent pas en compte.

Imaginer un changement, une nouvelle version de soi-même et lister les étapes qui permettent d’atteindre un objectif clair : voilà ce que permettent ces thérapies brèves. Pour être sûr que le plan va aboutir, le thérapeute aide le futur ancien timide à vérifier l’écologie de son système de pensée, ce que ça lui apporte, la façon dont son entourage va réagir si un changement se produit, à qui profite cette timidité, ce qu’elle permet d’éviter, quelles sont les émotions associées, etc. C’est donc une technique subtile qui prend l’individu dans son ensemble et qui permet de faire évoluer des croyances et un système de pensée vers quelque chose de plus adapté aux besoins de la personne.

 

Reconstruire une autre image de soi : faire de la timidité une force

 

L’objectif d’un changement n’est pas d’éradiquer complètement la timidité. Ce trait de caractère est en lien avec différentes caractéristiques : sensibilité accrue, intelligence émotionnelle, douance, attention à l’autre, subtilité, pensée critique, etc. Il serait dommage de mettre dans une boite cadenassée toutes ces jolies qualités n’est-ce pas ? Les timides sont souvent des personnes particulièrement intelligentes : en effet, comment avoir un tel jugement sur soi-même si l’on n’est pas capable de réfléchir ?

Le but du changement n’est pas de créer des êtres blindés qui affrontent le monde sans émotions, bien au contraire. Les timides ont parfois cette tendance de mettre la barre un peu haute. Il s’agit au contraire de donner la bonne place à certains traits de caractère pour qu’ils soient une force et non une faiblesse. La personne doit pouvoir puiser dans sa sensibilité quand cela est nécessaire sans pour autant être dominé par ce sentiment. Une personne bien dans sa peau et douée d’empathie est très agréable à fréquenter, c’est ce que peuvent devenir les anciens timides. Le but n’est pas de se débarrasser de sa timidité, mais plutôt de savoir ce qu’elle vous apporte et comment la mettre à profit dans une meilleure version de vous-même.

 

 

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